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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 13:51



Le ministère va au bout de sa logique de privatisation et de dislocation de la formation des enseignants en soutenant la proposition suivante. 

La FCPE déplore que le ministère persiste à ignorer l'injonction du Conseil d’Etat de novembre dernier d'entamer une concertation pour remédier aux effets de l'annulation de l'arrêté de mai 2010 réformant la formation des enseignants. Elle demande donc au Conseil d'Etat d'exiger l'application immédiate de son arrêt.

Pour faire diversion, Jacques Grosperrin, député UMP, vient de déposer une proposition de loi contre la formation des enseignants, qui sera mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale le 8 février prochain.

La FCPE appelle les parlementaires à rejeter la proposition de loi de Jacques Grosperrin.

Ce texte, applaudi par le ministère de l'Education nationale, aura deux effets inacceptables pour la FCPE : rendre possible la formation des futurs enseignants de l’Ecole de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques, et supprimer tout cahier des charges national pour en fixer les contenus. Ainsi, de prétendues formations de futurs enseignants pourront être proposées sans que le contenu en soit nullement fixé ni dispensé - donc garanti - par l’Etat.

En soutenant cette proposition, le ministère va au bout de sa logique de privatisation et de dislocation de la formation des enseignants.

Par FCPE de l'école primaire du Vernet
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 19:05

 

Les évaluations nationales de CM2, initialement organisées en janvier, ont été déplacées fin juin. Mais dans la Nièvre, l’IA a décidé de les faire passer deux fois aux élèves, en janvier et en juin ! Il s’agirait d’améliorer les résultats du département aux évaluations nationales en faisant une répétition générale sur la base des items de 2011.

L’an passé, à cette même date, la FCPE appelait au "blocage" des évaluations nationales de CM2. Elle le répète cette année : à l’école primaire comme au collège, des évaluations nationales ne sont envisageables qu’en début d’année scolaire, comme outil de diagnostic afin d‘aider les enseignants à repérer les difficultés des élèves, dans une démarche de pédagogie plus personnalisée en classe. Elles doivent être explicites pour les élèves comme pour les parents. Si l’objectif est de faire un bilan des acquis des élèves comme évaluation du système, il n’est pas nécessaire de mobiliser 1 500 000 élèves de CE1 et de CM2 et leurs enseignants sur une semaine, un échantillon représentatif suffit !

Et pendant ce temps, le ministère de l’Education nationale n’en finit pas de retoucher les évaluations de grande section de maternelle, pour tenter de les rendre acceptables. Peine perdue ! Les parents d’élèves de la FCPE ne veulent pas que l’on impose autant de stress inutile à des enfants de 5 ans !

La FCPE veut que cesse l' « évaluationnite », que ce soit en janvier ou en mai-juin.

En ce jour anniversaire des évaluations nationales de CM2 décriées par l'ensemble de la communauté éducative comme par les chercheurs, les députés et le Haut conseil de l'éducation, la FCPE demande l'abandon de ce système inutile et nocif et la reconstruction d'un véritable dispositif d'évaluation.

Les élèves ont besoin de pédagogie, pas de notes, de tri, de bachotage ou de classement ni d'examen d'entrée en 6ème.  

Par FCPE de l'école primaire du Vernet
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 22:42

Un préavis de grève concernant l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, a été déposé pour la journée du JEUDI 15 DECEMBRE 2011. 

Une grève unitaire pour une politique budgétaire et éducative qui permette la réussite de tous les élèves et prenne en compte les conditions de travail des enseignants. 

 L'intersyndicale réunit les syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep), le Sgen, le Se Unsa, FO, le Snalc, Sud et la Cgt.

 

Rappel règlementaire : Les professeurs n’ont pas l’obligation de communiquer ni à leurs élèves ni aux parents s’ils feront ou pas grève. 

 Cependant, au Vernet, les enseignants ont coutume de le faire.

 

Raisons de l'appel à la grève

Aujourd’hui, les motifs de contentieux sont multiples :
- Projet de suppressions de postes au budget 2012 qui vise entre autre les postes RASED, de remplaçants, de conseillers pédagogiques, mais aussi la scolarisation maternelle ; Une purge qui se fait toujours sur le dos des élèves les plus fragiles.
- Salaires attaqués comme le confirment les comparaisons internationales.
- Conditions d’exercice du métier dégradées.
- Et maintenant, le projet de réforme de l’évaluation des enseignants qui s’attaque entre autre au pouvoir d’achat des enseignants et induit la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des personnels.

Par FCPE de l'école primaire du Vernet
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 22:38

par Charles Hadji, agrégé de philosophie, professeur émérite en sciences de l'éducation à l'Université Pierre Mendès-France (Grenoble)

source : Le Monde 19.10.2011 link

 On reste partagé entre l'incrédulité et la colère. En matière d'évaluation, les responsables du ministère de l'éducation seraient donc "incorrigibles" ? Quelle étrange hybris pousse des hommes, dont le sérieux et le sens de la réforme intelligente et utile devraient être les qualités principales, à lancer des projets qui laissent pantois ?

Alors même que le Haut Conseil de l'éducation venait de porter un regard sévère sur les évaluations de CE1 et CM2 mises en place en 2009, qu'il a jugées partielles, peu exigeantes, et trompeuses (Le Monde du 16 septembre), voilà que le ministre en rajoute une couche, et sort de son chapeau une opération d'évaluation nationale des élèves de grande section de maternelle aussi inopinée que préoccupante. Ainsi, la toile de l'évaluation se tisse inexorablement sur les élèves et collégiens français, qui sont déjà, ou devraient donc être bientôt, évalués en grande section, en CE1, en CM2, en 5e, et en 3e. Y a-t-il donc une nécessité àévaluer autant, et une urgence à évaluer si tôt, les élèves dans leur parcours scolaire ?

Une évaluation n'a vraiment d'intérêt qu'à trois conditions : avoir du sens ; remplirune fonction utile ; poursuivre une fin légitime. Or le projet ministériel d'évaluation des élèves à 5 ans ne nous semble satisfaire vraiment aucune de ces conditions. Pour avoir du sens comme pratique sociale, l'évaluation doit s'inscrire dans une démarche méthodologique permettant d'apporter des réponses fondées à un questionnement précis. D'une façon générale, il s'agit de savoir si une réalité est acceptable par référence à ce qu'on est légitimement en droit d'en attendre. Qu'est-on donc légitimement en droit d'attendre, non pas des enfants, mais des élèves, de 5 ans ? Et que, par conséquent, l'école aurait eu pour mission de leur apprendre ? Sans une clarification des missions de l'école maternelle, débouchant sur un consensus minimal ; sans une explicitation des principales questions auxquelles il y aurait lieu de répondre par référence à ces missions ; sans un effort pourdissiper, enfin, le flou de l'objet d'évaluation (les élèves en tant que tels ? Les effets du travail des maîtres de maternelle ?), une évaluation nationale des élèves de 5 ans n'a guère de sens.

En deuxième lieu, une évaluation peut remplir plusieurs fonctions. Quelle pourrait bien être la fonction dévolue à cette nouvelle évaluation ministérielle ? S'agit-il decertifier la maîtrise effective de connaissances et compétences (évaluation sommative/certificative) ? Une telle certification n'a de sens que pour préparer soit une orientation, soit l'entrée sur un marché social ou économique. Fort heureusement il n'existe (pour l'instant, mais le pire paraît toujours à craindre !) ni de filière au CP, ni d'examen pour y entrer ! L'évaluation peut avoir pour fonction declasser des sujets (évaluation normative). Les élèves de 5 ans ont-ils besoin qu'on leur fasse goûter si jeunes la drogue de la compétition ? Qu'on les préserve plutôt d'un conditionnement aussi prématuré que contestable à l'idéologie de la nécessaire compétition permanente.

L'évaluation peut servir par ailleurs à apprécier l'écart à une cible (évaluation critériée). Encore faut-il qu'une cible ait été clairement identifiée, ce qui renvoie à la question du sens de l'opération. Il ne resterait plus alors qu'une seule fonction susceptible de faire vraiment servir à quelque chose d'utile une évaluation des écoliers de 5 ans : privilégier un diagnostic permettant de repérer non pas les élèves en difficulté, mais les difficultés éprouvées par tel ou tel élève, en vue d'yporter remède. C'était justement la fonction principale des évaluations diagnostiques de masse, auxquelles la droite au pouvoir a mis fin pour leursubstituer en 2009 les si controversées nouvelles évaluations de CE1 et de CM2…

Enfin, une évaluation est instaurée à des fins sur la légitimité desquelles il faut toujours s'interroger. En vue de quoi, finalement, va-t-on évaluer ? Quel sera la finalité sociale de l'opération ? Veut-on évaluer pour rendre des comptes (évaluation redditrice) ? Mais alors à qui (au ministre ?), et sur quoi (l'efficacité de l'école maternelle ?) ? Encore faudrait-il qu'on ait donné à l'école maternelle les moyens de faire son travail ; et que l'on ait construit un dispositif adéquat pourévaluer un système d'enseignement. La fin est-elle de mettre les élèves sous pression, afin qu'ils accomplissent mieux leur "métier d'élève" ? Il devrait être clair que le métier d'élève de grande section s'exercera d'autant mieux que l'élève restera à l'abri de pressions anxiogènes qui, à ce niveau, sont aussi nocives que déplacées.

La fin est-elle alors d'apporter aux maîtres une information utile pour l'organisation et l'adaptation de leur travail à la réalité de leurs élèves ? Ce serait la seule fin immédiatement légitime au sein d'une institution éducative. Mais alors il fautobserver d'une part que les maîtres pratiquent déjà au quotidien cette prise d'informations utiles. C'est la base même de leur "métier" de maître. Et d'autre part qu'à cette fin toute information ne portant pas simplement sur l'élève ("fiche élève"), mais sur toute la classe ("fiche classe"), voire sur une école, est non seulement inutile, mais dangereuse. Car la fin serait alors de classer des unités éducatives (classes, écoles), et non d'aider les élèves. Et s'il avait été question d'informer le grand public (évaluation externe) sur les acquis des élèves de grande section, une évaluation respectant l'anonymat des élèves, et ne débouchant sur aucun palmarès, serait la plus appropriée.

C'est pourquoi on peut se demander si l'évaluation telle que prévue ne risque pas d'avoir simplement pour effet, comme l'écrivait Ivan Illich dans Une société sans école, d'apprendre aux élèves à "passer sous la toise", pour venir finalement seglisser d'eux-mêmes "dans la niche où leur dressage les a conduits", et où on leur a fait ainsi comprendre que se trouve "leur place assignée". Le risque majeur d'une évaluation intempestive (car venant trop tôt), et socialement contestable (car débouchant sur des catégorisations stigmatisantes et paralysantes) est desubstituer à une logique éducative (légitime dans une institution éducative), une logique économique de marché, et une logique policière de fichage. Les classements et les palmarès n'ont en effet d'intérêt que d'un point de vue consumériste, dans le cadre d'un marché de l'éducation qui devient florissant avec la désectorisation scolaire. Et le repérage d'enfants à risques installe dans une logique proprement policière, vers laquelle faisaient déjà pencher l'utilisation d'"outils" tels que le fichier "base élèves", ou le fichier des "décrocheurs" (Le Mondedu 27 août 2010).

Si donc l'on veut être vraiment utile à la fois aux élèves de maternelle et à leurs enseignants, à l'heure où il s'avère indispensable d'intervenir précocement pourlutter contre les inégalités tant scolaires que sociales, il y a mieux à faire que d'évaluer à en perdre la raison. En commençant, par exemple, à ne pas torpiller la préscolarisation (qui, en une décennie, est passée de 34 % à 13 % (Le Monde du 12 juillet) ; à ne pas fermer les portes des maternelles aux moins de trois ans, pour les pousser vers des structures payantes. En ouvrant des classes de maternelle, au lieu d'en fermer. Tout cela vaudrait mieux que de s'évertuer à montrer du doigt des élèves risquant d'échouer dans une carrière scolaire qui pour eux n'a même pas encore véritablement commencé…

Par FCPE de l'école primaire du Vernet
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 22:38

La FCPE s’alarme du projet d’évaluation des élèves de grande section de maternelle. Elle refuse catégoriquement tout classement ou fichage des élèves, qui plus est d’enfants de 5 ans !

Ce projet, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation, prévoit de faire passer aux élèves par les enseignants des tests auparavant réalisés par les médecins scolaires pour établir un bilan de santé. Cela n’a aucun sens de faire passer pour pédagogiques des tests conçus pour savoir si un enfant entend bien.

A partir de ces pseudo-résultats, les enfants seront classés en trois catégories : « RAS », « à risque », « à haut risque ». Après un tel classement, les élèves des deux dernières catégories auront des « séances d’entraînement » quotidiennes. Ce n’est plus de l’aide personnalisée mais du formatage !

Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un dispositif de normalisation des enfants dès 5 ans ! Plutôt que de privilégier la pédagogie et des effectifs raisonnables en classe, on colle une étiquette extrêmement anxiogène sur des enfants qui peuvent, un jour donné, être fatigués ou malades, récalcitrants, impressionnés et ne pas réussir les « épreuves » imposées. Pour aider réellement les enfants de maternelle, il vaut mieux cesser de fermer des écoles et d’en exclure les enfants de moins de trois ans.

Le vocabulaire est d’ailleurs édifiant quant aux intentions des concepteurs du dispositif : « risque », « séances d’entraînement », « épreuves »… Le ministère de l’Education nationale compte-t-il faire de l’Ecole un camp militaire ? Une compétition sportive ?

La FCPE exige le retrait immédiat de ce projet honteux directement inspiré du rapport Bénisti !

Par FCPE de l'école primaire du Vernet
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